Le Député PY Jeholet regrette l’amateurisme du Plan antiradicalisme du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles propose un plan antiradicalisme ficelé dans l’urgence et sans aucune concertation alors que des réflexions et analyses en profondeur sont plus que nécessaires pour aborder de manière sérieuse un sujet qui l’est particulièrement au regard du contexte actuel que nous connaissons.

Alors que cette problématique n’est pas neuve et que des propositions constructives comme par exemple le parcours d’intégration ont été balayées d’un revers de la main, les années ont passé et on a déjà malheureusement dépassé depuis longtemps le stade de la prévention. Le plan actuel qui est proposé nécessite le recours à un nombre considérable de spécialistes, experts, enseignants ou formateurs dont le choix s’avère crucial. Et à nouveau, le Gouvernement annonce déjà par circulaire le choix de 2 opérateurs, sans la moindre consultation notamment avec les acteurs de terrain.

« Ce plan part dans tous les sens, on s’éparpille avec un nombre important de formations à dispenser mais sans avoir de véritable vision globale et générale sur les personnes ressources qui vont les donner. Le Gouvernement fait cavalier seul, sans concertation avec le fédéral, les régions, les provinces, les communes alors que tous sont impliqués sur la question de la lutte contre le radicalisme. De plus, on présente un plan mais sans aucune justification budgétaire. Comment dès lors savoir si la Fédération Wallonie-Bruxelles aura réellement les moyens financiers de le mettre en œuvre. Quel amateurisme face à un dossier si sensible ! » a commenté le député PY Jeholet lors du débat intervenu au Parlement ce mercredi.